Des nanoparticules d’oxyde de fer semblent capables de reconnaître spécifiquement des cellules cancéreuses, s’y introduire et les détruire de l’intérieur, sans risque de générer une résistance comme c’est le cas avec les chimiothérapies classiques.
Cette piste très enthousiasmante vient d’être testée avec succès dans un modèle d’étude in vitro.
Fioles et boîtes de pétri de culture cellulaire.
Laboratoire de l'unité 829
© Inserm, P. Latron
Fioles et boîtes de pétri de culture cellulaire.
Des nanoparticules toxiques pour les cellules cancéreuses : l’idée n’est pas nouvelle mais, à Toulouse, des chercheurs Inserm de l’université Paul Sabatier, en collaboration avec une équipe CNRS de l'Institut national des sciences appliquées (LPCNO), viennent de montrer comment cibler très spécifiquement les tumeurs. De plus, les chercheurs sont parvenus à décrire la façon dont ces nanoparticules opèrent pour détruire les cellules malignes.
Une recette assez simple
Prenez quelques nanoparticules d’oxyde de fer, autrement dit de la rouille, greffez-y des molécules permettant de les "adresser" à des cellules tumorales et appliquez un champ magnétique : vous obtiendrez des débris de cellules malades en décomposition !
Cette procédure, assez simple sur le principe, a permis aux chercheurs de prouver que les nanoparticules d’oxyde de fer s’accumulent dans les cellules cancéreuses et induisent leur mort.
Les travaux conduits jusque-là consistaient généralement à injecter des nanoparticules, considérées comme sûre pour la santé, directement dans la tumeur. Avec cette étude, les auteurs montrent qu’il semble possible de les vectoriser, c’est à dire de les orienter vers la tumeur pour qu’elles s’y concentrent alors qu’elles ont été injectées par voie intraveineuse.
Pour y parvenir, les chercheurs ont fixé aux nanoparticules une hormone qui reconnaît spécifiquement un récepteur* surexprimé à la surface de cellules de tumeurs endocrines comme des carcinomes de la thyroïde, les tumeurs endocrines du pancréas, les cancers du poumon non à petites cellules ou encore certains cancers gastriques.
Un dispositif efficace in vitro
Les chercheurs ont ensuite déposé cette préparation dans un milieu de culture contenant des cellules cancéreuses surexprimant ce récepteur ou des cellules témoins ne le surexprimant pas. Au bout de quelques heures, ils ont constaté que les nanoparticules s’accumulaient uniquement dans les cellules cancéreuses, au sein d’un compartiment appelé lysosome, "l’usine d’incinération des cellules", comme le qualifie Daniel Fourmy(2), co-auteur de ces travaux. "Cela prouve que la nanoparticule a bien reconnu la cellule cancéreuse et que ce contact a entrainé son entrée à l’intérieur de la cellule", décrit le chercheur.
Avec l’aide d’un physicien, Julian Carrey, les biologistes ont ensuite appliqué un champ magnétique à ces cultures de cellules : "Ce champ excite les nanoparticules qui sont magnétiques puisqu’elles contiennent du fer. Elles se mettent à dégager localement de la chaleur, provoquant différentes réactions dont la libération de radicaux libres toxiques. Ces derniers font entrer la cellule dans un processus d’apoptose, c’est à dire de mort cellulaire", détaille le chercheur.
Des essais prévus chez l’animal
Concluants in vitro, ces résultats laissent entrevoir la possibilité d’une nouvelle approche thérapeutique pour cibler les tumeurs surexprimant des récepteurs ou protéines de surfaces spécifiques. Elle permettrait en outre de contourner les problèmes de résistance observés avec les chimiothérapies classiques. "Ces résistances sont dues à des mutations génétiques qui apparaissent dans les cellules cancéreuses, ou à l’activation de pompes de reflux des molécules de chimiothérapie vers l’extérieur de la cellule. Avec cette nouvelle approche, le fait de passer par la voie lysosomale permet d’échapper à ce problème majeur".
Le chemin à parcourir avant d’envisager une utilisation thérapeutique de ces nanoparticules reste néanmoins très long : "Il faut maintenant vérifier que nos nanoparticules sont furtives in vivo dans la circulation sanguine, qu’elles échappent au système immunitaire de l’hôte. Il faudra bien aussi s’assurer de leur efficacité", liste Daniel Fourmy.
Des essais sur l’animal sont déjà programmés.
* le récepteur 2 de la cholecystokinine
2) EA 4552, Hôpital de Rangueil, Toulouse
Source
C. Sanchez et coll. Targeting a G‑Protein-Coupled Receptor Overexpressed in Endocrine
Tumors by Magnetic Nanoparticles To Induce Cell Death. ACS Nano,
Source Inserm
lundi 10 février 2014
mercredi 15 janvier 2014
Les bactéries multirésistantes sont à l'origine de 25.000 décès en Europe
L’augmentation constante des bactéries multirésistantes est plus qu'inquiétante
En septembre 2013, la « Salmonella Kentucky » rejoignait la « New Delhi métallo-beta-lactamase » dans la liste des bactéries multirésistantes aux antibiotiques. Cette souche connaît une explosion sans précédent depuis 2006, selon une étude publiée en mai dernier dans la revue The Lancet Infectious Diseases.
Résistante aux fluoroquinolones, antibiotiques puissants utilisés massivement chez l’homme comme chez l’animal, sa zone de contamination s’est progressivement élargie à toute l’Afrique et au Moyen-Orient. Ce n’est qu’un exemple récent parmi d’autres de l’augmentation constante des bactéries résistantes aux antibiotiques, mise en avant en novembre 2013, par un rapport de l’agence américaine “Centers of Disease Control and Prevention” (CDC).
25.000 décès par an en Europe...23.000 aux U.S.A.
Les résistances augmentent dans le monde entier, notamment en Afrique, en Asie, en Amérique et en Europe.
Chaque année aux États-Unis, 2 millions d’infections et 23.000 décès sont causés par ces bactéries. En Europe aussi, les germes qui résistent aux antibiotiques causent environ 25.000 décès par an, dus à l’une des cinq bactéries multirésistantes les plus fréquentes.
Les Pays-Bas, le Danemark, l’Allemagne et la France sont ainsi touchés par l’explosion d’infections difficiles à soigner, car résistantes aux médicaments. Au banc des accusés, l’administration massive d’antibiotiques aux animaux.
L’enquête s’appuie sur les éclairages de chercheurs, d’éleveurs responsables, de vétérinaires et de médecins de plusieurs pays européens, pour dénoncer la pratique de l’administration vétérinaire massive d’antibiotiques aux animaux, autant à titre curatif que préventif.
C’est un chercheur néerlandais qui a, le premier, tiré la sonnette d’alarme en 2004 après avoir identifié la présence du SARM (stathylocoque doré résistant à la méthicilline) dans des élevages porcins. Les volailles produites à la chaîne suscitent aussi la méfiance: sont-elles infestées d’entérobactéries tout aussi coriaces ?
En outre, en dehors du contact direct avec le bétail, les bactéries se propagent via les cheminées d’aération des bâtiments d’élevage ou les épandages de fumier dans les champs, ce qui peut contaminer d’autres cultures, qu’elles soient bio ou pas.
La "riposte" de la France...
L’accélération du phénomène inquiète l’OMS, qui évoque le risque réel d’une paralysie de la médecine moderne: sans antibiotiques, plus de chirurgie, plus de greffes d’organe, plus de chimiothérapies, plus de barrière thérapeutique pour empêcher la propagation des contagions…
La France, consciente du problème depuis 2011 avec le plan d’action “Ecoantibio 2012-2017″, prépare une riposte à l’antibiorésistance chez les humains.
En mai dernier, un rapport visant à un "Encadrement des pratiques commerciales pouvant influencer la prescription des antibiotiques vétérinaires” était remis au ministre de l’Agriculture.
La réforme prévue par le projet de loi d’avenir pour l’agriculture que les députés examinent depuis le 7 janvier, vise ainsi notamment à lutter contre l’antibiorésistance, par la baisse des ventes d’antibiotiques destinés aux animaux.
Un objectif qui ne sera atteint que si l’on parvient à remettre en question en France les méthodes de l’élevage intensif, en prenant le tournant du bio et de l’agroécologie. Une vraie révolution verte…
Donc, les députés souhaitent réduire le nombre d’antibiotiques pour les animaux dans les élevages, enfin une avancée dans le domaine du bio pourrait-on penser, sauf que c’est d’une mauvaise foi sans borne!
On pourrait penser de ce fait qu’enfin, certains politiques pensent à nous et sont prêts à nous proposer des solutions pour que notre alimentation soit meilleure, mais il ne faut pas oublier le pacte transatlantique qui va permettre aux USA de nous imposer leurs normes alimentaires (1) sans rien en retour!
Il ne faut quand même pas oublier cet article de décembre 2013 mis sur le site de 7sur7.be (2).
De quoi faire très peur.
L’Union européenne mais également la France et l’Allemagne sont actuellement en train de contribuer à la mise en place du pacte transatlantique, un accord entre les USA et l’Europe qui permettrait aux Etats-Unis d’imposer leurs normes sans qu’il n’y ait quoi que ce soit en retour, de ce fait, l’Europe ne serait plus qu’une extension des USA.
Le souci, c’est que les normes américaines ne sont pas compatibles avec les nôtres, et qu’un tel traité obligerait la France à vendre sur son territoire ces poulets américains qui, au vu de l’article, sont impropres à la consommation, en plus du fait que la viande est traitée à la javel…c'est vraiment du n'importe quoi!
La quasi-totalité du poulet acheté en grande surface aux Etats-Unis est contaminée par des bactéries dangereuses comme la salmonelle ou l’E. coli, affirme l’influent magazine de consommateurs américain Consumer Report dans une enquête publiée jeudi.
Ce magazine explique que « l’analyse de 300 blancs de poulet crus achetés dans des magasins à travers les Etats-Unis a mis en évidence des bactéries potentiellement dangereuses dans presque tous les poulets, y compris les marques biologiques ».
« Plus de la moitié des échantillons », achetés en juillet, « contenaient des matières fécales contaminantes » et « environ la moitié contenaient au moins une bactérie résistante à trois ou quatre antibiotiques parmi les plus couramment prescrits ».
Le magazine souligne qu’aucune chaîne de distribution ni aucune marque sur des dizaines testées (Wal-Mart, Tyson, America’s Choice, Whole Foods, Traders’ Joe…etc.) n’est épargnée.
Il met particulièrement à l’index la marque Foster Farms, dont trois usines du sud-ouest américain sont à l’origine d’une épidémie de salmonelle particulièrement virulente intervenue cet été aux Etats-Unis, et qui n’a pas lancé de rappel.
Les Américains consomment 40 kilos de poulets par tête en moyenne chaque année. « 48 millions de gens tombent malades chaque année à cause d’aliments contaminés avec de la salmonelle, des campylobacter, de l’e. coli entre autres, mais plus de décès sont attribués à la volaille » qu’à tout autre aliment, précise cet article.
Il est temps de surveiller l'origine de ce que nous consommons autrement il ne faudra pas s'étonner d'une augmentation significative des décès en europe par intoxication alimentaire, le principe de précautions existe pourtant et il faudra s'engager vers des poursuites en justice contre ceux qui au nom du profit enpoisonnent non seulement la vie des citoyens et citoyennes au figuré mais encore au sens propre et là il est temps de s'indigner.
1) lire l'article du Monde diplomatique...
2) Article à consulter sur le site de 7sur7.be
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1761183/2013/12/19/La-plupart-des-poulets-US-contamines-par-des-bacteries.dhtml
mardi 7 janvier 2014
Vaccination et myalgie : un lien possible, selon le Conseil d'Etat
Le Conseil d'État vient, dans une décision, d'annuler un arrêt de la Cour administrative d'appel (CAA) de Marseille datant de novembre 2010 en rejetant une requête contre un jugement du Tribunal administratif (TA) de Montpellier prononcé en mars 2008. Le TA avait en effet refusé la demande d'une cadre de santé pour que la réparation de son dommage, imputé à une vaccination, "soit mise à la charge du CHRU de Montpellier".
En janvier 2004, une cadre de santé du CHRU montpelliérain reçoit au sein du service de médecine préventive de l'établissement une injection de rappel du vaccin Revaxis contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. À la suite de cette vaccination, elle présente des myalgies qu'une biopsie conduit à diagnostiquer une myofasciite à macrophages. La victime et sa famille imputent cette affection et ses troubles à la vaccination, "en faisant valoir que le vaccin contenait un adjuvant aluminique" et que la victime présente des antécédents d'allergies.
Le Conseil d'État indique que les connaissances scientifiques n'excluent pas un lien de causalité entre une vaccination contenant un adjuvant aluminique et la combinaison de symptômes constitués de fatigue chronique, de douleurs articulaires et de troubles cognitifs. En outre, ce lien "revêt une probabilité suffisante pour qu'(il) puisse, sous certaines conditions, être regardé comme établi"
En excluant ce lien de causalité direct entre les troubles présentés par la cadre de santé et la vaccination subie, alors qu'il existait une "proximité temporelle entre la vaccination et les premiers troubles et qu'aucun facteur ne permettait de penser qu'elle en était déjà atteinte", la CAA a commis une erreur de droit. Il y a donc lieu de mettre à la charge du CHRU une somme de 3 500 euros à verser à la victime et à sa famille.
L'affaire est par ailleurs renvoyée à la CAA de Marseille.
Source
Hospimedia.fr
Egora.fr La Revue du Praticien
dimanche 24 novembre 2013
Plainte contre le vaccin anticancer de l'utérus Gardasil
Une jeune Aquitaine a déposé une plainte visant Sanofi Pasteur et l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour de graves effets secondaires liés, selon elle, au vaccin Gardasil contre le cancer du col de l'utérus, a-t-on appris dimanche auprès de son avocat.
Me Jean-Christophe Coubris, par ailleurs avocat de victimes de l'antidiabétique Mediator, a indiqué avoir déposé une plainte simple vendredi auprès du parquet du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour "atteinte involontaire à l'intégrité de la personne humaine", confirmant une information de Sud Ouest Dimanche et du Journal du dimanche.
Après deux injections de vaccin Gardasil en octobre puis décembre 2010, la jeune femme, âgée de 18 ans aujourd'hui, a été hospitalisée à plusieurs reprises en 2011 à Dax (Landes) après des vertiges et des vomissements, puis au CHU de Bordeaux après avoir souffert d'une perte de la vue, de la marche et de paralysie faciale notamment.
"Lien de causalité" établi
Après un an, son état s'est stabilisé en août 2012, mais présente une fatigabilité persistante gênant sa scolarité. Selon Sud Ouest, une double expertise commandée par la Commission d'indemnisation des accidents médicaux d'Aquitaine a conclu à un "lien de causalité" entre l'injection de Gardasil et une "réaction inflammatoire aiguë du système nerveux central", qui après la deuxième injection "a décompensé un processus immunitaire".
L'expertise estime que les incidents inflammatoires de la jeune patiente présentent "tous les caractères objectifs d'imputabilité médico-légale". L'utilité du vaccin contre le cancer du col de l'utérus a régulièrement fait débat en France. Des patientes ont déjà saisi des commissions régionales d'indemnisation des accidents médicaux pour des effets secondaires liés, selon elles, au Gardasil, commercialisé par Sanofi pour Merck.
En mars 2012, un groupe d'études de l'Assemblée nationale sur la vaccination avait recommandé "une recherche approfondie sur l'efficacité et les effets du vaccin". Selon l'InVS, moins d'un tiers des adolescentes françaises étaient en 2011 vaccinées contre le cancer du col de l'utérus, 12e cancer le plus fréquent chez les femmes (plus de 2 800 personnes atteintes en 2011, 1 000 décès ). Maître Coubris a précisé que 20 autres personnes vont déposer une plainte.
(Source Le Point)
samedi 2 novembre 2013
Boissons nutritionnelles contaminées par le chloramphénicol au Canada
Santé Canada a informé les Canadiens de la contamination par du chloramphénicol de deux boissons fouettées nutritionnelles de Sequel Naturals Ltd. : Vega One au chai vanille (bouteilles de 437 g et de 874 g) et Vega Sport Performance au chocolat.
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| Le produit est en vente libre sur l'Internet et ceci est assez préoccupant car les risques associés à la consommation des lots contaminés par le chioramphénicol sont loin d'être anodins... |
Des tests effectués par Sequel Naturals Ltd. ont révélé la présence de chloramphénicol, mais l’entreprise refuse d’obtempérer à la demande de Santé Canada de rappeler ces produits, malgré les risques élevés qu’ils pourraient présenter pour la santé.
Santé Canada a demandé également que les grossistes, les distributeurs et les détaillants conservent volontairement les bouteilles de Vega One au chai vanille et de Vega Sport Performance au chocolat qu’ils ont en leur possession, et, que les personnes qui ont pris du Vega One au chai vanille ou du Vega Sport Performance au chocolat ou en consomment actuellement, doivent consulter immédiatement leur médecin.
Le chloramphénicol est un médicament d’ordonnance qui ne devrait être administré aux adultes et aux enfants que sous la supervision d’un médecin ayant examiné soigneusement les risques associés à son utilisation. Le chloramphénicol est associé à un risque rare d’anémie aplastique, trouble sanguin grave pouvant entraîner la mort. Il s’agit d’une réaction imprévisible qui n’est pas associée à une dose précise de chloramphénicol.
Santé Canada connaît d’autres entreprises susceptibles d’avoir utilisé des matières premières contaminées par du chloramphénicol pour fabriquer des produits de santé naturels destinés au marché canadien. Le Ministère a demandé à ces entreprises de procéder à un rappel volontaire des produits touchés. Toutes les entreprises ont accepté de le faire, sauf Sequel Naturals Ltd.
Santé Canada continuera de prendre des mesures pour que les produits Vega One au chai vanille (bouteilles de 437g et de 874g) et Vega Sport Performance au chocolat soient retirés du marché canadien.
Pour rappel : Le chloramphénicol est un médicament sur ordonnance qui ne devrait être administré aux adultes et aux enfants que sous supervision médicale après un examen minutieux des risques associés à son administration.
Les autres effets secondaires associés à la prise de chloramphénicol incluent des réactions allergiques chez les personnes sensibles au médicament et des effets sur la moelle osseuse entraînant une diminution des cellules sanguines. De plus, le médicament ne devrait pas être administré à des femmes enceintes ou qui allaitent.
Extrait Wikipedia (pour information)
Le chloramphénicol est un antibiotique de la famille des phénicolés, commercialisé sous la marque Chloromycetin. Il n'est pratiquement plus utilisé que par voie locale en médecine humaine du fait de sa toxicité potentielle. Entre autres, il peut provoquer une aplasie médullaire due à l'inactivation des mitochondries des cellules de la moelle osseuse.
Il a été isolé la première fois en 1947 de Streptomyces venezuelae, une bactérie du genre Streptomyces.
Il est utilisé en association avec la gentamicine dans des milieux de culture en mycologie pour empêcher la croissance des bactéries et favoriser ainsi celle des champignons.
Cet antibiotique présente un risque d'induction d'aplasie médullaire aux conséquences très graves (maladie irréversible et mortelle), mais d'incidence faible (environ 0,1 % des cas). Pour cette raison, Il n'est plus utilisé qu'en application externe dans les pays occidentaux (collyres dans les infections ophtalmiques) ou parfois dans le cas d'infections sévères et résistantes en milieu hospitalier. Il reste utilisé par voie générale dans certains pays dont le Cambodge où il déclenche encore des cas d'aplasie médullaire. L'organisation mondiale de la santé (OMS) le conserve sur sa liste des médicaments autorisés considérant que malgré ce risque, il peut apporter un bénéfice important.
mardi 29 octobre 2013
Deux personnes décédées suite à l'ingestion d'un désinfectant pour mains
Au Canada ( Ontario) deux personnes sont décédées à la suite de l'ingestion d'un désinfectant pour les mains de marque Bodico qui contenait du méthanol, une substance qui ne figurait pas dans la liste des ingrédients, a annoncé Santé Canada.
Selon le ministère fédéral, le Centre des sciences judiciaires de l'Ontario a analysé le contenu des deux bouteilles de désinfectant liées aux décès et a découvert qu'on ne retrouvait pas de l'alcool éthylique, l'ingrédient actif affiché sur le produit, mais bien du méthanol, hautement toxique.
Santé Canada a dit travailler de concert avec le fabricant pour tester d'autres échantillons du désinfectant et procéder au rappel des produits touchés.
Les premiers tests ont permis de détecter la présence de méthanol dans deux produits de huit onces de marque Bodico: le désinfectant pour mains (lot B9002) et le désinfectant pour mains avec aloès et vitamine E (lot B9001).
L'avis de Santé Canada n'a pas fourni de détails sur les personnes décédées, et rappelle que les étiquettes des désinfectants pour mains indiquaient bel et bien qu'ils étaient pour usage externe seulement et qu'il ne fallait jamais les ingérer.
L'organisme a affirmé collaborer avec le coroner en chef de la province afin de faire la lumière sur les deux décès.
[Sources : Egora.fr et Lapresse.ca]
vendredi 25 octobre 2013
Le danger mortel d'un mélange d'alcool et d'une boisson énergisante est-il sérieusement pris en considération par les autorités sanitaires ?
Au lendemain du vote de la taxe sur les boissons énergisantes à l’Assemblée nationale, une mère témoigne du décès de sa fille de 16 ans, des suites d’un arrêt cardiaque après avoir consommé un cocktail mélangeant alcool et Red Bull. Elle réclame l’interdiction de commercialiser la boisson ( Presse Océan de ce jour).
L'interdiction a prévalu pendant 13 ans, jusqu'en 2008. A cette date, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA, l'actuelle Anses) remet quatre avis négatifs. Ils font tous état d’“éléments inquiétants” autour du Red Bull, notamment sa teneur en taurine. L’Etat refuse donc d’autoriser la commercialisation de la boisson avant de recevoir un avis européen.
La société Red Bull décide alors de traîner l’affaire en justice et réclame 300 millions d’euros d’indemnités. Face à cette somme, le ministère des Finances récupère le dossier. Après d’âpres négociations, Bercy finit par plier et autorise une version allégée en taurine du Red Bull.
Le décès de la jeune fille a lancé une série d’enquêtes de l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) autour des boissons énergisantes. Dans un récent rapport, elle estime “très vraisemblable” que le décès soit dû à la consommation de Red Bull avec de l’alcool.
L’Assemblée nationale a voté hier un amendement au PLFSS 2014 visant à taxer les boissons énergisantes à hauteur de 1 euro par litre.
Il faudra encore que la proposition passe par le Sénat et le Conseil constitutionnel pour être adoptée. Nous sommes encore loin de l’interdiction…
La mère de Kimberley, décédée en décembre 2008 à l'âge de 16 ans dans une discothèque de Clisson, témoigne ce vendredi dans Presse Océan. Cette femme de 43 ans réclame l'interdiction de la vente de boissons énergisantes, compte tenu des risques pour la santé qu'ils comporteraient. L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a rendu au début du mois un avis recommandant d'éviter la consommation de ces produits riches en caféine en les mélangeant à de l'alcool ou lors d'une activité physique.
Pour nous que l'Anses estime "très vraisemblable" que le décès de Kimberley soit lié à l'absorption de ce type de boisson, avec de l'alcool et dans un contexte festif, est un simple constat qui semble être sans suite, il faudrait aller plus loin et peut être que cette boisson à base de taurine devrait cette fois faire l'objet d'une étude plus poussée et en tirer la conclusion qui s'imposera alors si nécesaire.
Sources : Egora.fr, pourquoi-docteur.nouvelobs.com, Presse Océan
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