samedi 26 juillet 2014

Non-lieu général pour le dossier de la vache folle

Il n'y aura pas de procès. Dix-sept ans après l'ouverture du dossier de la vache folle, les deux juges chargés de son instruction ont décidé de délivrer un non-lieu général dans cette affaire, a annoncé vendredi 25 juillet à l'agence de presse Reuters une source judiciaire, confirmant une information d'Europe 1.

Lire la suite sur le site  Le Monde.fr



mercredi 9 juillet 2014

Le Virus Ebola va t'il atteindre l'Europe ?

Le virus Ebola a atteint un niveau jamais vu en Afrique. « L’actuelle expansion du virus Ebola est la pire depuis sa découverte au Zaïre en 1976 et les experts sur la question sont sans pouvoir et impuissants», explique Bart Janssens, le médecin allemand de Médecins sans frontières. 

En Europe, des cas de maladies montrant les symptômes du virus Ebola ont été découverts sur des sujets venant d’Afrique. 

En Allemagne en provenance de France, en Italie, en Espagne. Les services sanitaires et la police ne veulent pas confirmer si des sujets ayant Ebola ont été trouvés en Europe. 
Ces patients ont été retirés de la circulation et mis en quarantaine par des équipes spéciales de la police équipées de tenues de protection anti-contamination et qui semblent être de manière permanente en état d’alerte.

 L’OMS et son bureau spécialisé sur le virus Ebola à Genève ne répond pas à la question de savoir si Ebola se trouve en Europe. 
Les chercheurs contactés restent évasifs et expliquent que seul le service presse doit répondre aux questions mais ce dernier ne répond pas. Les services presse de la police disent que ce n’est pas Ebola. Pourtant en Allemagne, en Espagne, en Italie, diverses sources parlent de l’apparition du virus Ebola qui aurait franchi les portes de l’Europe. Le diagnostic d’Ebola est compliqué à obtenir car les symptômes ressemblent à ceux de la malaria. 

Est-ce-que les services officiels européens s’efforceraient de contenir l’information ?

Situation en Afrique. « L’épidémie est hors de contrôle » , s’inquiète le Dr Bart Janssens, directeur des opérations de Médecin sans frontières. « Avec l’apparition de nouveaux foyers en Guinée, en Sierra Léone et au Liberia, le risque d’une propagation est aujourd’hui réel», termine le Dr Bart Janssens. Pour Peter Piot, ancien directeur d’ONUSIDA et directeur actuel de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, le médecin belge qui a découvert le virus à Yambuku, ancien Zaïre et actuellement République démocratique du Congo, il y a près de 40 ans, la recrudescence de la maladie est effrayante. Le docteur Piot qualifie l’épidémie d’inédite et la juge incontrôlable. « Tout d’abord, une telle épidémie n’a jamais eu lieu en Afrique de l’Ouest», analyse-t-il dans une interview accordée à la présentatrice Christiane Aman pour CNN, et le docteur Piot redoute que l’épidémie ne s’étende à plus de pays et que le bilan mortel ne s’alourdisse encore. « En second lieu, c’est la première fois qu’une épidémie touche trois pays en même temps. Troisièmement, c’est également une première de voir le virus apparaître dans des capitales». 

Le virus avait en effet jusqu’ici toujours concerné des zones rurales très isolées. Peter Piot affirme craindre que le virus ne s’étende encore massivement, vers les pays voisins comme le Sénégal et le Mali en raison des frontières très poreuses entre Etats, notamment à cause du commerce. « C’est excessivement inquiétant. Cela pourrait évoluer vers une crise sanitaire grave, à mes yeux l’état d’urgence doit être décrété», résume-t-il encore.

Situation en Europe. En Europe, les services sanitaires ne répondent pas aux questions des journalistes ou s’efforcent de minimiser le danger. 
Par Lampedusa, des milliers de réfugiés arrivent chaque semaine et sont secourus par la marine italienne. Le 30 juin la marine italienne signalait sur Twitter qu’elle avait identifié un cas suspect de maladie infectieuse à bord du navire Orione mais les autorités n’ont pas confirmé la présence d’Ebola. Le journal de Palermo indique la découverte de 30 cadavres sur une embarcation qui aurait été dus au gaz du moteur du bateau. Dans un article du 30 juin la presse italienne explique que l’OMS a décidé de mettre en quarantaine les migrants pour danger sanitaire car des migrants pourraient être touchés par Ebola. Fin juin la garde civile espagnole en poste à l’aéroport de Valence a donné l’alerte concernant l’arrivée sur le sol espagnol d’un ressortissant guinéen soupçonné d’être porteur du virus mortel de la fièvre d’Ebola a écritThe Spain Report dans un article du 25 juin. Le ressortissant guinéen a été admis à l’hôpital avec des symptômes similaires à Ebola, écrit le journaliste du journal espagnol dans sa version anglaise. 
Le 13 mai le journal Rhein Zeitung publiait « 30 réfugiés arrêtés d’un TGV et d’un ICE en provenance de Paris». Un passager présentait les symptômes d’une grave maladie. La police est intervenue avec des tenues spéciales pour contrôler leur aspect sanitaire. Le service presse de la police de Sarrebruck a expliqué qu’il s’agissait d’un cas de malaria et que les personnes en provenance d’ Érythrée et de Syrie voyageaient sans papiers, rendant difficile de dire d’où ils arrivaient d’Europe. Pourtant d’autres sources confirment la présence du virus Ebola en Europe comme dans cet article italien qui explique qu’en avril 2014, 40 cas ont été enregistrés.Euronews dit dans un reportage du 5 juillet que l’épidémie d’Ebola s’est aggravée.

Source: La voix de la Russie


L'Ebola est parti de villes africaines et non de villages (là où les gens ont moins de moyens )... "En 2014, Médecins Sans Frontières faisait état d'une "épidémie sans précédent" du virus Ebola. Celle-ci est d'abord exceptionnelle par son ampleur numérique. 

Elle a d'ores et déjà fait 518 morts, sur 844 cas recensés. Sur les seuls trois derniers mois, on recense près de 400 décès. 

Elle est ensuite exceptionnelle par son étendue géographique, et ce à deux titres. D'abord, elle sort des frontières habituelles du virus en touchant pour la première fois l'Afrique de l'Ouest. La Guinée d'abord, puis la Sierra Leone et le Liberia. Ensuite, elle touche des zones étendues et urbaines, à l'inverse des précédentes épidémies qui concernaient des espaces ciblés et reculés. " (Source: Le Point - consulter  aussi la cartographie relative à l'expansion du virus...). 
Une épidémie qui pose beaucoup de questions surtout en ces temps de conflits...

jeudi 3 juillet 2014

Le virus EBOLA est hors de contrôle

Peter Piot, le médecin louvaniste qui a découvert le virus Ebola en 1976 au Zaïre, estime la nouvelle percée du virus en Afrique « hors de contrôle ». « C’est sans précédent », a-t-il confié à la chaîne américaine CNN, redoutant que l’épidémie ne s’étende à plus de pays et que le bilan mortel ne s’alourdisse encore. L’épidémie d’Ebola qui frappe actuellement l’Afrique de l’ouest a déjà causé la mort d’au moins 467 personnes sur les 759 cas (ceux recensés, ndlr) en Guinée, au Sierra Leone et au Liberia.

    Une première à trois niveaux

    Peter Piot, le médecin belge qui a découvert le virus à Yambuku il y a près de quarante ans, semble effrayé par la recrudescence de la maladie. Ancien directeur d’ONUSIDA et directeur actuel de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, le docteur Piot qualifie l’épidémie d’inédite et la juge incontrôlable.

    « Tout d’abord, une telle épidémie n’a jamais eu lieu en Afrique de l’ouest », analyse-t-il dans une interview accordée à la présentatrice Christiane Amanpour pour CNN. « En second lieu, c’est la première fois qu’une épidémie touche trois pays en même temps. Troisièmement, c’est également une première de voir le virus apparaître dans des capitales ». Le virus avait en effet jusqu’ici toujours concerné des zones rurales très isolées.

    90% de décès

    Le développement de la maladie est soudain et très impressionnant. Les premiers symptômes s’apparentent à une simple grippe: maux de tête, fièvre et éventuellement une légère diarrhée. « Puis soudain, le sujet souffre d’hémorragies. Rapidement, elles deviennent incontrôlables. Et c’est de cela que les gens meurent », explique le médecin.

    Le macabre bilan d’Ebola risque d’augmenter encore très sérieusement, craint le professeur. Le risque mortel est en effet extrêmement élevé: nonante pour cent des personnes atteintes par le virus en meurent. « C’est extrêmement mortel », confirme Peter Piot. Or le virus ne fait que gagner du terrain.

    B.a.-ba de l’hygiène

    Pourtant, en théorie, Ebola est aisé à contenir en recourant à des mesures d’hygiène et de sécurité très basiques: utiliser des gants, se laver les mains au savon, ne jamais utiliser deux fois du matériel d’injection. Des règles sanitaires évidentes mais visiblement trop peu respectées. 
 « C’est une maladie typiquement liée à un problème dans le système de santé d’un pays. Preuve en sont les premières victimes. Qui meurt en premier? Les infirmières, les médecins… », explique le médecin.

   ( Pour lire la suite de l'article)

mardi 25 mars 2014

Des foetus avortés brûlés pour chauffer des hôpitaux britanniques


Plus de 15.000 foetus avortés se sont retrouvés aux déchets hospitaliers et une partie d’entre eux ont été brûlés afin de chauffer des hôpitaux britanniques. Une information qui fait scandale au Royaume-Uni.
C’est la chaîne de télévision britannique Channel 4 qui a révélé cette pratique scandaleuse dans un reportage sur le milieu hospitalier. 
Vingt-sept hôpitaux britanniques auraient brûlé au moins 15.500 foetus issus d’avortements ou de fausse couche au cours de ces deux dernières années. Et au moins deux de ces établissements les auraient jetés dans un incinérateur qui transforme les déchets en énergie afin de chauffer leurs locaux.
Le reportage diffusé ce dimanche soir, et qui montrait également comment ces hôpitaux traitaient les parents en souffrance après la perte d’un bébé sans aucun égard, a fait grand bruit au Royaume-Uni. 
Le ministère britannique de la Santé a réagi en affirmant que cette pratique était « totalement inacceptable » et en y mettant un terme immédiatement.

    Source: 7sur7.be

Un cas de fièvre Ebola suspectée au Canada



Un homme développant les symptômes d’une fièvre hémorragique, comme celle provoquée par le virus Ebola, a été hospitalisé au Canada peu après son retour d’Afrique de l’Ouest, ont annoncé les services de santé lundi 24 mars.
Cette personne a voyagé très récemment dans des pays touchés par le virus, comme le Liberia, a indiqué Denise Werker, directrice adjointe de la direction de la santé de la province de Saskatchewan (Ouest du Canada). « Tout ce que nous savons à ce stade, c’est que nous avons une personne gravement malade qui a voyagé dans un des pays où ces maladies sont détectées », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse télévisée, en faisant référence aux cas mortels de fièvre hémorragique virale en Afrique.
Elle a également indiqué qu’« il y a une possibilité que cette personne souffre d’une autre maladie ». Si les tests de dépistage étaient négatifs mardi, il faudrait alors procéder à de nouvelles analyses, a-t-elle poursuivi.
Lundi, les services de santé du Liberia avaient indiqué que six cas suspects d’Ebola avaient été détectés, dont cinq mortels. Ces cas faisaient suite aux 87 cas recensés en Guinée.
Denise Werker a précisé que la personne hospitalisée avait été mise à l’isolement et ses proches placés en quarantaine en attendant les résultats des analyses. Cette personne a développé les symptômes une fois rentrée au Canada et n’était donc pas contagieuse pendant la période d’incubation et donc au cours de son voyage en avion, a indiqué Mme Werker. Cette responsable a noté que les risques de contagion sont faibles puisque la transmission du virus s’opère par le sang ou les secrétions du corps. Sans vouloir assurer qu’il s’agissait du virus Ebola dans l’attente des analyses en cours, Mme Werker a cependant indiqué que les symptômes sont identiques, comme les fortes fièvres et des saignements de la bouche.



    Source: lemonde.fr

lundi 3 mars 2014

Coeur artificiel: le premier patient implanté est décédé


Le patient qui avait bénéficié de la première implantation du coeur artificiel Carmat est décédé hier, a annoncé dans un communiqué de presse l’Hôpital européen Georges-Pompidou.

Le coeur avait été implanté en décembre dernier à Paris, chez une personne souffrant d'insuffisance cardiaque terminale. Il s'agissait d'une première mondiale.

(source AFP)

lundi 10 février 2014

Des nanoparticules magnétiques pourraient être utilisées en oncologie

Des nanoparticules d’oxyde de fer semblent capables de reconnaître spécifiquement des cellules cancéreuses, s’y introduire et les détruire de l’intérieur, sans risque de générer une résistance comme c’est le cas avec les chimiothérapies classiques.
Cette piste très enthousiasmante vient d’être testée avec succès dans un modèle d’étude in vitro. Fioles et boîtes de pétri de culture cellulaire.
Laboratoire de l'unité 829 © Inserm, P. Latron Fioles et boîtes de pétri de culture cellulaire. Des nanoparticules toxiques pour les cellules cancéreuses : l’idée n’est pas nouvelle mais, à Toulouse, des chercheurs Inserm de l’université Paul Sabatier, en collaboration avec une équipe CNRS de l'Institut national des sciences appliquées (LPCNO), viennent de montrer comment cibler très spécifiquement les tumeurs. De plus, les chercheurs sont parvenus à décrire la façon dont ces nanoparticules opèrent pour détruire les cellules malignes. Une recette assez simple Prenez quelques nanoparticules d’oxyde de fer, autrement dit de la rouille, greffez-y des molécules permettant de les "adresser" à des cellules tumorales et appliquez un champ magnétique : vous obtiendrez des débris de cellules malades en décomposition !
Cette procédure, assez simple sur le principe, a permis aux chercheurs de prouver que les nanoparticules d’oxyde de fer s’accumulent dans les cellules cancéreuses et induisent leur mort.
Les travaux conduits jusque-là consistaient généralement à injecter des nanoparticules, considérées comme sûre pour la santé, directement dans la tumeur. Avec cette étude, les auteurs montrent qu’il semble possible de les vectoriser, c’est à dire de les orienter vers la tumeur pour qu’elles s’y concentrent alors qu’elles ont été injectées par voie intraveineuse.

Pour y parvenir, les chercheurs ont fixé aux nanoparticules une hormone qui reconnaît spécifiquement un récepteur* surexprimé à la surface de cellules de tumeurs endocrines comme des carcinomes de la thyroïde, les tumeurs endocrines du pancréas, les cancers du poumon non à petites cellules ou encore certains cancers gastriques. Un dispositif efficace in vitro Les chercheurs ont ensuite déposé cette préparation dans un milieu de culture contenant des cellules cancéreuses surexprimant ce récepteur ou des cellules témoins ne le surexprimant pas. Au bout de quelques heures, ils ont constaté que les nanoparticules s’accumulaient uniquement dans les cellules cancéreuses, au sein d’un compartiment appelé lysosome, "l’usine d’incinération des cellules", comme le qualifie Daniel Fourmy(2),  co-auteur de ces travaux. "Cela prouve que la nanoparticule a bien reconnu la cellule cancéreuse et que ce contact a entrainé son entrée à l’intérieur de la cellule", décrit le chercheur. Avec l’aide d’un physicien, Julian Carrey, les biologistes ont ensuite appliqué un champ magnétique à ces cultures de cellules : "Ce champ excite les nanoparticules qui sont magnétiques puisqu’elles contiennent du fer. Elles se mettent à dégager localement de la chaleur, provoquant différentes réactions dont la libération de radicaux libres toxiques. Ces derniers font entrer la cellule dans un processus d’apoptose, c’est à dire de mort cellulaire", détaille le chercheur. Des essais prévus chez l’animal Concluants in vitro, ces résultats laissent entrevoir la possibilité d’une nouvelle approche thérapeutique pour cibler les tumeurs surexprimant des récepteurs ou protéines de surfaces spécifiques. Elle permettrait en outre de contourner les problèmes de résistance observés avec les chimiothérapies classiques. "Ces résistances sont dues à des mutations génétiques qui apparaissent dans les cellules cancéreuses, ou à l’activation de pompes de reflux des molécules de chimiothérapie vers l’extérieur de la cellule. Avec cette nouvelle approche, le fait de passer par la voie lysosomale permet d’échapper à ce problème majeur".

Le chemin à parcourir avant d’envisager une utilisation thérapeutique de ces nanoparticules reste néanmoins très long : "Il faut maintenant vérifier que nos nanoparticules sont furtives in vivo dans la circulation sanguine, qu’elles échappent au système immunitaire de l’hôte. Il faudra bien aussi s’assurer de leur efficacité", liste Daniel Fourmy.
Des essais sur l’animal sont déjà programmés.



* le récepteur 2 de la cholecystokinine
2)  EA 4552, Hôpital de Rangueil, Toulouse Source C. Sanchez et coll. Targeting a G‑Protein-Coupled Receptor Overexpressed in Endocrine Tumors by Magnetic Nanoparticles To Induce Cell Death. ACS Nano,

Source Inserm